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Signe de prospérité
(Gn 49,11), le vin est un bien précieux
qui rend la vie agréable (Si 32,6; 40,20)
à condition d'en user avec sobriété.
"Le vin, c'est la vie pour l'homme quand
on en boit avec modération (Si 31,27)"
proclame Ben Sira ou "Cesse donc de ne boire
que de l'eau, prends un peu de vin à cause
de ton estomac et de tes fréquents malaises!
(1Tm 5,23)" conseille Saint Paul.
Le vin se place dans les sacrifices
(1S 1,24). On le mentionne aussi pour s'en abstenir
dans certains cas comme jeûne ou pour garder
dans les services religieux la pleine maîtrise
de soi (Ez44,21; Lv 10,9) et son abstinence fut
le signe d'une consécration à Dieu
(Am 2,12; Jg13,4; Lc 1,15).
Le vin est également un symbole. Du point
de vue humain, il représente tout ce que
la vie peut avoir d'agréable: l'amitié
(Si 9,10), l'amour humain (Ct 1,4) et en général,
toute la joie que l'on prend sur terre avec son
ambiguïté (Qo 10,19; Za 10,7; Jdt
12,13; Jb 1,18).
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Du point de vue religieux, dans
l'Ancien Testament, Dieu annonce les grands châtiments
en parlant de la privation de vin (Am 5,11; Mi
6,15; So 1,13; Dt 28,39). Le bonheur promis par
Dieu à ses fidèles est souvent exprimé
sous la forme d'une grande abondance de vin (Am
9,14; Os 2,24; Jr 31,12; Is 25,6; Jl 2,19; Za
9,17).
Dans le Nouveau Testament, le
vin nouveau est le symbole des temps messianiques,
Jésus déclare en effet que la nouvelle
alliance instituée en sa personne est un
vin nouveau qui fait craquer les vieilles outres
(Mc 22,).
Le miracle des noces de Cana où l'eau fut
changée en vin est le symbole du don de
la charité du Christ. Le terme "vin
nouveau" évoque le festin de la fin
des temps dans le royaume de Dieu. Après
l'institution de l'Eucharistie (1Co 10,16), le
chrétien s'abreuvera au long des jours
du vin devenu "le sang répandu de
son Seigneur" dans le sacrifice qui est la
source du salut est de la joie éternelle
(1Co 11,25).
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